Relation d’aide : l’intérêt de déterminer un objectif SMART

L’axe de travail principal du praticien EFDP

L’écoute des attentes du client est un axe qui structure toute relation d’aide. Or, le praticien peut confondre : écouter son client, et…s’écouter soi-même. La crédibilité de son travail et la légitimité de son action sont ici en jeu. Afin d’éviter de tomber dans ce piège, la solution consiste à se fixer un objectif S.M.A.R.T.

Que se cache-t-il derrière l’acronyme SMART ? Employé dans les domaines du management, de la gestion de projets, des ressources humaines, ou du coaching, SMART liste cinq adjectifs qui donnent sens à l’objectif que l’on souhaite établir.

Le S pour Spécifique : proposer au client une prise en charge précise en énonçant clairement le but recherché.

Il faut bannir les propos vagues, créant automatiquement une ambiguïté néfaste dans le cadre d’une relation d’aide. Devant une demande précise, le praticien doit proposer une réponse claire, compréhensible, et simple. Il est donc inopportun de s’engager dans un discours empruntant des thèmes trop généralistes, tels que gérer ses émotions, augmenter sa confiance en soi…

Le M pour Mesurable : fixer des étapes à franchir et des critères de réussite.

Cette échelle d’évaluation permet aux deux parties de ne pas s’égarer en cours de route. Il s’agit de poser des jalons à la relation d’aide, qui doit être perçue comme un chemin progressif avec différents paliers. Cette mesurabilité est essentielle pour structurer la relation d’aide, car durant les échanges, il est facile de s’éparpiller, et donc de dévier de l’objectif initialement établi.

Le A pour Acceptable : emmener le client dans une relation d’aide qui lui convient dans la forme comme dans le fond.

Bien que le praticien dispose d’outils et de techniques, il est important que le client souscrive à la démarche. En ce sens, l’acceptabilité rejoint les notions d’éthique, de morale, du respect de la loi, d’une volonté de ne pas manipuler, etc. Notons que si toute solution doit être éthique, il est préférable que tous les objectifs le soient également !

Le R pour Réaliste : ne jamais promettre monts et merveilles.

Si l’ambition de relever le défi est un élément moteur dans la relation d’aide entre un coach et son client, mieux vaut correctement évaluer en amont la capacité à gérer la situation. Cette aptitude dépend des ressources (savoir-faire et savoir-être) dont vous disposez initialement (formation), ainsi que celles acquises (expérience). Viser trop haut s’avère préjudiciable pour le client, générant du stress, et pour le praticien, qui peut douter de ses compétences face à un échec ou une impasse.

Le T pour le Temps : s’imposer une échéance.

Pour le bien de tous, la relation d’aide n’a pas vocation à perdurer dans le temps ad vitam aeternam. Au contraire, en inscrivant le travail sur une période précise, l’intérêt est de décupler la motivation. Il est impératif de se référer à une date précise, tout en s’accordant un délai suffisamment long pour ne pas faire peser de pression négative dans la relation d’aide.

En résumé : l’objectif SMART permet d’énoncer clairement le problème, et d’indiquer concrètement la démarche à suivre, pour entrevoir la ou les solution(s), sans se perdre dans des formulations floues et infructueuses. Il permet de transformer la problématique du client en objectif à atteindre , ce qui est déjà une première étape vers le changement…

Nos formations en Hypnose, coaching, sophrologie, relation d’aide prennent en compte la détermination d’objectif avant de pouvoir proposer un prise en charge adaptée pour notre client.

0

Vous aimerez également

Le psycho-praticien certifié EFDP
EFDP : focus sur l’hypnose psycho-comportementale
Le coaching pour atteindre son objectif

Laisser un commentaire