Relation d’aide : quid de la légitimité du praticien ?

Que ce soit avant, pendant ou juste après sa formation, le jeune praticien (toutes disciplines confondues) est forcément confronté à sa légitimité. Lors des premières séances avec ses clients, il est normal qu’un praticien en relation d’aide s’interroge sur ses compétences : vais-je pouvoir appliquer ce que j’ai appris ? Pourquoi les personnes ne reviennent-elles pas en consultation ? Comment réagir lorsque d’autres prétendent que le montant des tarifs proposés n’est pas justifié ? Quelle posture faut-il adopter face aux attaques et aux mauvaises intentions de personnes qui doutent de la méthode employée ? Le stagiaire thérapeute peut se sentir impuissant ou en situation d’échec. Les formations proposées par l’École française de développement personnel (EFDP) lui offrent des repères afin qu’il investisse pleinement sa fonction, et qu’en parallèle il soit reconnu pour son savoir-faire.

Etre légitime, c’est connaître ses limites

La légitimité du sophrologue, coach ou thérapeute ne se proclame pas, mais s’acquiert et se construit en accumulant les expériences et les remises en cause. Etant donné que la matière première sur laquelle le praticien exerce est la relation humaine, le rapport au client est primordial. Evidemment, chaque thérapeute n’a pas les mêmes dispositions naturelles. Chacun arrive avec ses aptitudes naturelles pour la pratique du métier, et ses défauts, et ses carences. Quoiqu’il en soit, la légitimité du thérapeute passe par la capacité à entrer en relation d’aide, la faculté à accueillir, à écouter, et à porter de l’intérêt aux échanges. Cette bienveillance s’appuie aussi sur des qualités d’humilité, d’adaptabilité, et de prise de recul. La légitimité découle donc des connaissances que l’on peut avoir de soi et de ses limites.

La légitimité par le renouvellement continu des acquis

Les stages et les formations permettent de découvrir des méthodes et des techniques qui constituent autant d’outils pour accompagner la relation d’aide avec le client. De ces acquis se fonde aussi la légitimité du thérapeute. Plus le praticien développe ses connaissances, plus il a de la légitimité à exercer. Le thérapeute débutant n’a pas intérêt à s’isoler dans sa démarche sous peine de se laisser déborder par ses échecs ou ses peurs. La remise en question permanente et l’encadrement du travail sont des facteurs de réussite indispensables. De plus, la légitimité doit s’inscrire dans le respect de la déontologie, et de l’éthique, ce qui permet d’avoir des références pour ne pas s’écarter des bases essentielles de la pratique.

La légitimité par la pratique et l’expérience

En plus des valeurs d’éthique et de la formation, la légitimité du thérapeute se renforce indéniablement grâce à l’expérience. Un praticien débutant peut par exemple appliquer ce qu’il a appris sur des volontaires, ôtant ainsi toute pression commerciale. Ensuite, il ne faut pas hésiter à se lancer dans son activité professionnelle, qui rappelons-le n’impose pas de garantie de résultat. De plus, une personne qui vient voir un thérapeute lui apporte par définition une légitimité. Elle le sent capable de l’écouter et d’apporter d’éventuelles solutions à ses problèmes. Cette légitimation par le client lui-même est tout aussi importante que celle fournie par la formation et les aptitudes individuelles. Enfin, la légitimité du thérapeute peut s’affirmer à moyen terme dans la reconnaissance des pairs, par le biais de la constitution d’un réseau de collègues ou de l’insertion dans une équipe, ou par la reconnaissance des instances officielles (associations professionnelles, n académie, syndicats…etc.).

L’EFDS-EFDP est consciente que de douter de sa légitimité à exercer son activité de thérapeute est logique. Cependant, il est essentiel de dépasser cette pensée susceptible d’influencer négativement la relation d’aide avec le client. Le manque de confiance d’un thérapeute a un impact sur les résultats, et sur l’application des compétences acquises. C’est pour cela que, durant les stages de l’EFDP, un thérapeute débutant travaille aussi sur sa posture qui participe à asseoir sa légitimité : langage corporel, image renvoyée, gestuelle, etc. Néanmoins, c’est bien par la pratique et par l’expérimentation que s’élabore durablement la légitimité du thérapeute.

Sébastien BORCHI

 

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